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Adopter un petit compagnon est un engagement à long terme, un choix qui doit être mûrement réfléchi, en pensant bien à toutes les conséquences que cela implique. En effet, en cette saison de départs en vacances, nombreux sont les maîtres qui décident de se débarrasser de leur animal de compagnie plutôt que de trouver une solution pour le faire garder.

Si comme nous, vous adorez les animaux, que leur gentillesse vous fait fondre et que vous ne résistez pas à leurs grands yeux, sachez que vous pouvez vous investir dans des actions pour vous engager auprès d’eux au quotidien, que vous ayez ou non un ami poilu ou à plumes avec vous 🙂

Idée n°1 : Devenir famille d’accueil pour animaux de refuge

Les refuges étant de plus en plus surchargés, nombreux sont ceux qui recherchent des familles d’accueil pour prendre soin, temporairement, des animaux qui sont placés. De plus, certains animaux ont du mal à s’adapter à la vie en collectivité et préfèrent le calme d’un foyer. En attendant qu’ils soient adoptables, vous pourrez donc vous occuper de ces animaux et leur offrir une seconde chance ! Si vous avez un coup de cœur pour un animal que vous gardez et que vous souhaitez l’adopter, vous pourrez le faire dès qu’il sera adoptable.

Pour devenir famille d’accueil, renseignez vous simplement dans le refuge le plus proche de chez vous.

 

Idée n°2 : Devenir bénévole dans un refuge

Si vous ne souhaitez ou ne pouvez pas accueillir un animal chez vous, vous pouvez vous rendre dans un refuge pour y devenir bénévole. Cette fois aussi, il faut bien peser le pour et le contre. En effet, en devenant bénévole, on s’engage auprès des animaux qui vont s’habituer à votre présence, mais aussi auprès des salariés ou autres bénévoles du refuge qui vont eux aussi compter sur vous. Il est donc important de vous fixer un rythme de bénévolat et de vous y tenir autant que possible pour éviter de perturber le rythme du refuge.

Pour connaître la liste des refuges près de chez vous, il suffit de contacter la Direction des Services Vétérinaires ou la gendarmerie de votre lieu d’habitation.

 

Idée n°3 : Devenir enquêteur pour la protection animale

Si vous ne supportez plus d’être impuissant face à la maltraitance infligée à de nombreux animaux, et ce en toute impunité de leur propriétaire, vous pouvez, en tant que bénévole pour une association, devenir enquêteur pour la protection animale. Vous aurez alors pour mission de vous rendre chez les personnes signalées comme maltraitantes afin d’évaluer les conditions de vie des animaux. S’il s’avère que les animaux sont effectivement maltraités, vous serez en charge de déposer une plainte et de prendre les mesures qui s’imposeront pour retirer les animaux à leur propriétaire et les placer dans un refuge.

De nombreuses associations de défense des animaux proposent de devenir enquêteur, renseignez vous auprès d’une association de votre choix.

Pour signaler une personne maltraitante, en cas d’urgence vitale vous pouvez appeler le 17 ou le 112. Vous pouvez également contacter l’association de protection des animaux la plus proche de chez vous pour que celle-ci envoie son enquêteur.

 

Idée n°4 : L’écovolontariat

Si vous ne savez pas ou partir en vacances et que vous voulez mêler l’utile à l’agréable, vous pouvez partir en mission d’écovolontariat. En France ou à l’étranger, vous pourrez ainsi participer à une mission allant de la rénovation de refuges au soin de rapaces en passant par la construction d’abris ou l’observation d’animaux marins. Vous pouvez partir selon la durée, la destination et la mission qui vous correspondent.

Pour partir en écovolontariat, de nombreux sites existent. Attention cependant aux arnaques. Certains sites vous proposent de partir dans des projets qui peuvent faire rêver mais si il vous est demandé de verser 1000€ pour partir, c’est parfois une escroquerie. N’hésitez alors pas à rechercher sur Internet des avis sur l’association, contactez des anciens volontaires, vérifiez si vous arrivez facilement à avoir un interlocuteur au téléphone, etc.

 

Idée n°4 : Partir en mission scientifique

Si vous avez des connaissances spécifiques, vous pouvez partir en mission scientifique avec une expédition pour apprendre à mieux comprendre la faune et la flore. Dresser un inventaire d’animaux, réaliser des études climatologiques et soigner des animaux sont autant de missions qu’il est possible de réaliser.

Faites un tour sur le site de Cap sur la Terre pour faire le plein de bons conseils : https://www.eco-volontaire.com/

 

Quel que soit les moyens et le temps que vous pouvez y consacrer, il existe toujours des solutions pour aider les animaux. Il n’y a pas de petits gestes, chaque action compte, alors n’hésitez plus à vous lancer dans la cause.

 

À bientôt sur Au Pied de la Lettre

Tiphaine

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Aujourd’hui sur le blog, on vous parle d’un sujet important : l’abandon des animaux à la Réunion et la maltraitance qu’ils subissent. Une partie des bénéfices tirés de notre jeu Fluffy Dog sera versée à une association de protection des animaux réunionnais. Si vous n’êtes pas au courant de la situation, on vous informe sur le sujet et on vous encourage vivement à soutenir les associations qui aident les animaux sur place !

Des abandons massifs sources de maltraitance

Pour presque 900 000 habitants sur l’île de La Réunion, on compte 300 000 animaux abandonnés, soit un animal abandonné pour trois habitants. Les chiens et les chats errants sont extrêmement nombreux sur l’île et se multiplient de manière incontrôlable : les associations de protection animale sont donc débordées. Le recours à l’euthanasie, pour tenter de « régler ce problème », est très courant : près de 13 000 euthanasies par an ont lieu, soit 18 % des euthanasies pratiquées sur le sol français pour la seule île de La Réunion. Ces chiffres ne mentionnent pas l’empoisonnement souvent pratiqué par les riverains.

Le rapport aux animaux des habitants n’est pas le même qu’en métropole. Les propriétaires d’animaux ne se soucient souvent pas de leur bien-être et peuvent aller jusqu’à commettre des actes de maltraitance. On voit par exemple des « chiens sonnettes » qui passent leur vie attachés à une corde et ne servent qu’à alerter leurs propriétaires, à l’aide de leurs aboiements, que quelqu’un approche de la maison. La corde fait souvent moins d’un mètre : elle leur scie le cou et ils ne peuvent pas se déplacer. Des actes de violence sont régulièrement perpétrés contre les animaux, qui sont blessés par leurs propriétaires ou même volontairement écrasés par des voitures. Ils sont parfois utilisés pour la pêche aux requins : ils servent alors d’appâts pour attirer les poissons. Plus de 7000 cadavres de chiens et de chats sont ramassés chaque année sur l’île.

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La cause de cette maltraitance est la prolifération des animaux sur l’île, en raison de leur abandon et de leur reproduction. Un chien adopté sur deux est abandonné par son propriétaire ou parvient à s’échapper, et la stérilisation des animaux est quasiment absente. On retrouve donc de nombreux chiens dans les rues, écrasés sur les routes ou même dans les églises où ils tentent de se réfugier. Pour se nourrir, ils attaquent parfois les animaux d’élevage, ce qui cause la colère de leurs propriétaires.

De nombreuses personnes égarent leur animal sur l’île et ne parviennent pas à le retrouver. Les vents tournent très souvent car La Réunion est une île, ce qui perturbe les animaux car les odeurs qui leur servent à se repérer se dispersent très vite. Ils ne parviennent donc pas à retrouver leur chemin. De plus, les personnes qui secourent un animal n’ont pas le réflexe de contrôler son identité, à l’aide de son tatouage ou de sa puce électronique, lorsqu’elles le recueillent. Il est également courant sur l’île de ne pas faire identifier son chien ou de ne pas le sortir en laisse : les animaux se promènent alors librement et sont capturés avec les chiens errants par la fourrière.

Le témoignage d’Alice, ayant vécu à la Réunion : 

« Il y a des chiens errants partout, sales, maigres et plein de puces, des chiots dans des cartons et des chats qui miaulent dans des poubelles. On croise des chiens sans poils ou se traînant sur les pattes avant, l’arrière-train paralysé par un choc avec une voiture. Le plus difficile, c’est de voir l’indifférence des gens : personne ne se soucie du problème et on se fait régulièrement réprimander si on nourrit les chiens. Je suis kiné : en allant chez les gens pour les soigner, je voyais des chiens maigres attachés en plein soleil sans eau avec des chiots autour, ou des chiens apeurés dès que leur maître arrivait. Quand je parlais aux gens de campagnes de stérilisation gratuite, on me répondait « De toute façon, ça ne me dérange pas, je les dépose sur le chemin ». Quand je nourrissais un chien fréquemment, il finissait par suivre la voiture jusqu’à perte de vue. Un déchirement.  »

Lego et Kapla

Alice a adopté Lego et Kapla, qui ont maintenant une vie heureuse !

Des associations tentent de secourir les animaux abandonnés

Pour le moment, les solutions mises en place pour endiguer ce phénomène d’errance animale ne portent que peu leurs fruits. Malgré les campagnes de stérilisation et d’éducation auprès des habitants ou les amendes infligées aux propriétaires identifiés, les abandons et les actes de violence sont toujours plus nombreux. Pourtant, la stérilisation est gratuite pour les personnes non imposables, soit 79 % de la population. Il n’existe pas d’amende pour maltraitance ou pour non identification. Les pouvoirs publics n’agissent pas en conséquence et ce sont des associations de protection animale qui tentent de secourir les animaux abandonnés et de leur trouver des familles d’adoption, notamment en les rapatriant en métropole.

Parmi ces associations, en compte notamment l’APPAR, la RPALes Petits Innocents ou encore Envol-toit. Elles recueillent les animaux abandonnés pour leur donner une seconde chance. Après les avoir soignés, vaccinés, tatoués et stérilisés, elles les placent dans des familles d’accueil temporaires en attendant leur adoption. Par l’intermédiaire d’associations partenaires, les chiens peuvent aussi être adoptés en métropole : ils sont rapatriés dans des familles d’accueil,  avant d’être placés dans leur famille définitive. Il est aussi possible de participer au rapatriement des chiens en métropole en prenant l’avion depuis La Réunion : les associations confient les animaux aux volontaires avant l’embarquement, et des bénévoles les récupèrent à l’arrivée en métropole. Pour la plupart des associations, les animaux sont adoptables en France, en Suisse ou en Belgique.

Si vous souhaitez adopter un compagnon, rendez-vous sur les pages Facebook ou les sites web de ces associations pour secourir un animal et lui offrir une bien plus jolie vie ! Les chiens originaires de la Réunion sont appelés Royal Bourbon. Il ne s’agit pas de chiens de race : leurs origines sont diverses et ils ont donc des physionomies très diverses (taille, couleur…). Ce sont d’excellents compagnons : ils rendent un amour inconditionnel à ceux qui les adoptent. Ils sont obéissants, doux, affectueux et très résistants car malheureusement habitués au pire depuis plusieurs générations.

A adopter via Réunion Protection Animale (RPA)

 

Nos sources : 

Site de l’APPAR

Maltraitance animale sur l’île de la Réunion : un fléau ignoré des pouvoirs publics

La Réunion envahie par les chiens errants

Chiens errants à La Réunion : « C’est un problème de sécurité, de salubrité et économique »

Envol Toit Réunion : les images choc et quotidiennes de la maltraitance animale

 

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