La saison des vacances est enfin arrivée ! L’été on pense plage, apéro en terrasses, grands voyages pour certains et road trip sur la côte pour d’autres… Quelles que soient vos préférences, c’est toujours le moment où on relâche la pression de l’année, on oublie ses soucis, on bronze et on est heureux. Malheureusement, cette migration vers le soleil et l’insouciance inhérente aux vacances d’été est aussi la cause de plages sales, de mers polluées et de divers dégâts écologiques. Pour contrer cette réalité qui vient un peu gâcher la beauté des vacances, nous n’avons pas de formules magiques. Mais si chacun intègre quelques gestes simples à son quotidien, on peut tous lutter pour conserver la beauté des endroits où on aime passer nos vacances !

1- Les déchets rejetés dans les environnements naturels.

 © Daniel Pietzsch

Quand on est en vacances, on a tendance à se sentir plus détendu et à moins faire attention aux déchets que l’on laisse dans la nature. Mais que vous soyez plutôt apéro sur la plage, pique nique en forêt ou goûter dans les montagnes, il est important, si ce n’est essentiel, de penser à laisser l’endroit aussi naturel que vous l’avez trouvé. Faites donc bien attention à ne pas laisser de mégots de cigarettes, de paquets de chips ou d’emballage de gâteau. Si jamais des personnes moins soigneuses que vous sont passées avant votre arrivée, n’hésitez pas à ramasser leurs déchets, ce n’est pas très agréable je vous l’accorde mais vous aurez apporté votre contribution à la protection de notre jolie planète !

2- La mer polluée par les crèmes solaires et autres huiles bronzantes.

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S’exposer au soleil sans crème solaire n’est jamais une bonne idée. Il est cependant essentiel de choisir la protection adaptée à sa peau et surtout respectueuse de l’environnement. En effet, quand on sait que non moins de 25 000 tonnes de crème solaire sont déversées dans les océans chaque année et que les crèmes solaires, par leur composition, favorisent le développement d’infections qui peuvent tuer les coraux en 48 heures, on comprend qu’il est urgent de réagir. Pour cela, quand vous choisissez votre crème solaire, pensez à vous tourner vers des alternatives non toxiques et bio-dégradables comme les marques Alphanova, UVbio et bien d’autres ! Vous pourrez ainsi profiter du soleil sans abîmer les océans.

3- L’impact écologique des déplacements.

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Passer un été éco-responsable passe aussi évidemment par le choix d’un mode de transport adapté. Il est intéressant de calculer le coût écologique des déplacements prévus pour choisir le transport le plus écologique. Le train reste aujourd’hui un des moyens de locomotion le moins polluant donc à privilégier. Penser aussi au covoiturage pour limiter les émissions de gaz à effet de serre des voitures et partager le prix de votre trajet !

Il est aussi évident que, plus la destination est lointaine, plus l’impact environnemental est fort. Si vous hésitez entre l’Espagne et le Brésil par exemple, en choisissant l’Espagne vous ferez le choix éco-reponsable. Je suis cependant bien placée pour savoir que les destinations lointaines font rêver et qu’il est toujours très enrichissant de partir dans un pays à la culture totalement différente. Dans ce cas là, la majorité des compagnies aériennes offrent de compenser les émissions de Co2 en reversant une partie du prix pour financer des projets environnementaux. Vous pouvez aussi compenser votre empreinte carbone directement sur le site myclimate.org qui, par des conseils, des formations et des projets de protection climatique, utilise l’argent ainsi collecté pour sauvegarder la planète.

4- La maltraitance animale.

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Dans de nombreux pays il est possible de faire des activités en rapport avec les animaux. Cependant, et on ne le rappellera jamais assez, qu’il s’agisse de nager avec les dauphins, se balader à dos d’éléphants, caresser des animaux sauvages en cage, assister à des spectacles de singes ou de charme de serpents ou encore visiter des parcs marins, parcs à ours, fermes à crocodiles et autres, rappelez vous bien que du moment où vous voyez des animaux sauvages enfermés ou domestiqués, il y a un problème. Souvenez-vous toujours que la meilleure manière de profiter des animaux sauvages c’est de les laisser en paix.

Si vous voulez voir des animaux, vous pouvez aller dans des refuges où vous pourrez vous en occuper pendant quelques heures ou bien dans des réserves naturelles où ils sont peut être moins facile à voir mais où ils vivent en toute liberté.

5-La pollution engrangée par les barbecues (vegan évidemment).

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Qui dit été dit barbecue (vous pouvez d’ailleurs retrouver toutes nos bonnes idées pour un barbecue vegan en cliquant ici). Malheureusement, même si on y pense pas toujours, les barbecue sont très néfastes pour l’environnement. Tout d’abord pour faire un barbecue, on utilise souvent du bois, du charbon, du gaz, ou un barbecue électrique… Et chacune de ces solutions se révèle très polluante, le charbon étant en tête de liste et le barbecue électrique étant le plus éco-responsable. Lorsque l’on fait un barbecue, la cuisson dégage en moyenne 6,8kg de gaz carbonique dans l’atmosphère, ainsi que des particules fines. En 2015, une étude de Mother Jones révélait que si un tiers des américains utilisait son barbecue durant 1 heure, cela émettrait environ 900 millions de tonnes de CO2, soit autant qu’une grosse centrale à charbon pendant 1 mois… C’est révélateur sur la quantité de CO2 projeté dans l’air pendant l’été.

Les bonnes pratiques seraient ici donc de choisir un barbecue solaire, ou au moins, électrique à l’empreinte carbone plus limitée. Si vous ne pouvez pas changer de barbecue, vous pouvez acheter du charbon naturel comme celui de la marque BioBraise ou Ecogrill ou bien du charbon de bois certifié FSC (Forest Stewardship Council). Le label FSC garantit en effet que le bois est issu de forêts gérées durablement. Enfin, privilégiez les allumes feux naturels comme les brindilles et branchages, les pommes de pin sèches, les sarments de vigne bios, les branches de genévrier ou encore les plantes aromatiques comme le thym, le laurier ou encore le romarin.

6- Les équipements et tenues de plage issus de produits pétrolier ou de traitements chimiques.

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Parfois sauvegarder l’environnement passe aussi par des choses auxquelles ont ne pense pas toujours. En effet, nombre de maillots de bain, tenue de randonnée, serviettes de plage, etc sont fait à partir de produits pétroliers ou subissent des traitement chimiques. La majorité des maillots de bain sont en polyamide ou en polyester, avec parfois de l’élasthanne. Des alternatives écologiques existent cependant, nous vous avons d’ailleurs préparé un article sur les marques éthiques et véganes de l’été juste ici.

7- Les insecticides mauvais pour la planète, la santé et les insectes dont nous avons besoin.

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Avec l’été, les moustiques font leur grand retour et deviennent les compagnons indésirables de nombre de soirées. Si comme moi vous êtes un aimant à moustiques, que vous en avez marre de vous faire dévorer tous les ans mais que vous ne voulez pas utiliser d’insecticide nocif pour la planète, quelques solutions simples s’offrent à vous. Vous pouvez par exemple équiper vos portes et vos fenêtres de moustiquaires pour empêcher les moustiques de s’immiscer dans vos maisons. Vous pouvez également ajouter de l’huile essentielle d’eucalyptus citronné à votre gel douche ou à votre crème pour le corps. Vous pouvez enfin investir dans de l’encens d’huile essentielle pour repousser les moustiques loin de vous, la marque Les Encens du Monde en propose de très efficaces.

8- La climatisation et la surconsommation d’eau à l’impact environnemental important.

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En plus de consommer énormément d’énergie, la climatisation contient des fluides très nocifs pour la planète. Ainsi, plus la climatisation est mise forte, plus l’impact environnemental est élevé, il est donc recommandé de ne pas dépasser 5 degrés de différence entre la température extérieure et la température choisie sur votre climatiseur. L’idéal étant aussi de baisser les volets pour conserver la fraîcheur de votre maison et de faire tourner un petit ventilateur, bien moins polluant.

En ce qui concerne l’eau, tous les ans nous avons droit aux restrictions. Et pour cause ! En été les ressources en eau sont plus faibles mais c’est aussi à cette période qu’on en utilise le plus. Pour remplir les piscines, arroser les jardins, prendre plusieurs douches par jour, faire un grand ménage de printemps impliquant le lavage de la voiture, le passage au jet des maisons etc.  Il dépend de chacun de nous de réguler sa consommation en limitant les jeux d’eau, en récupérant l’eau de pluie pour l’arrosage des plantes ou en remettant le grand nettoyage à une période plus propice par exemple.

9- L’alimentation non locale et non de saison, au coût écologique lourd.

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La France est réputée pour sa gastronomie, mais quand on part à l’étranger il est important de s’adapter à la cuisine du pays. Déjà, c’est le meilleur moyen d’intégrer la culture locale et surtout, en mangeant local, on limite le coût écologique de l’export.

Si vous restez en France, privilégiez les aliments frais et de saison qui ne manque pas en cette saison ! Cuisinez vos plats maison pour mieux manger et n’hésitez pas à acheter bio pour aller au bout de la démarche.

10- Les logements à fort impact environnemental.

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Bien choisir son logement est essentiel lorsqu’on cherche à passer des vacances écologiques. En effet, des éco-hôtels existent et sont bien loin des clichés du logement un peu vieillot et sans l’eau courante que certains imaginent. Différents label comme la Clef Verte, l’Ecogîte, le Green Globe et bien d’autres existent pour certifier qu’un logement est éco-responsable. Enfin, en choisissant Airbnb, vous participerez aussi à l’économie collaborative et éviterez le coût environnemental d’un hôtel.

Vous avez désormais toutes les clés en main pour passer des vacances écologiques et cruelty-free ! Alors bon été à tous et à bientôt sur Au Pied de la Lettre !

Tiphaine