Vegan… Ce mot souvent mal compris (ah bon, tu ne manges pas de poisson ?) ou mal prononcé (coucou les “végants”) suscite beaucoup de curiosité… En même temps, ce n’est pas étonnant : rares sont ceux qui ont été éduqué dans ce mode de vie ou qui ont y été sensibilisé avant ces dernières années.

En 2019, que fait-on quand on se pose une question ? On la pose à Google ! Ce qui donne lieu à des recherches assez révélatrices, et parfois loufoques ou drôles… Aujourd’hui, l’équipe de Minuit sur Terre s’amuse à réponse à 8 questions posées à Google sur ces êtres étranges… Les véganes 😉

La recherche sur Google du mot “vegan” a littéralement explosé en France ces dernières années. Les Français s’intéressent de plus en plus aux questions de bien-être animal et nous, on trouve ça génial 🙂

Fun fact : la région où le mot “vegan” est le plus recherché est l’Alsace, devant l’Île-de-France. Peut-être que les Alsaciens en ont finalement ras-le-bol de la choucroute. Ne paniquez pas : il existe des recettes de choucroute végane pour vous 😉

1 – Est-ce que les vegans sont fous ?

C’est vrai qu’il faut sûrement être un peu fou pour se passer de viande et de fromage… 😉 Mais ne vous en faites pas, on peut quand même se régaler !

Est-ce que ce n’est pas plutôt notre mode de vie “traditionnel” qui a sombré dans la folie ? Réchauffement climatique, épuisement des ressources, maltraitance animale, consommation massive, conditions de travail déplorables, dépressions chroniques,… Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a rien de rationnel dans notre manière actuelle de vivre.

2 – Comment on prononce vegan ?

Ah, nous y voilà ! L’écriture à la française du mot vous permet de le prononcer facilement : “végane”, tout simplement. Et pas végant ni végens… Mais après tout pourquoi pas, on peut innover ! 😉

3 – Pourquoi les vegans sont chiants ?

Oulah, elle sent l’agacement cette question… On dirait bien que vous avez un vegan que vous ne supportez plus dans votre entourage !

Bon, peut-être que parfois on peut avoir l’air un peu donneurs de leçons… Mais souvent, le but est d’expliquer ce qui nous tient à cœur à notre entourage et de parler de ce qui nous passionne, rien de bien méchant.

4 – Est-ce que l’alcool c’est vegan ?

Forcément, c’est LA question qu’il faut se poser 😉 Comme pour tout, tout est une question de nuance : certains alcools le sont, et d’autres non ! Des produits animaux interviennent souvent dans le processus de fabrication. De plus en plus de marques se font labelliser véganes pour faciliter la tâche des consommateurs.
Vous pouvez aussi retrouver sur notre blog un article pour tout savoir sur le vin vegan.

5 – Est-ce que les vegans ont des animaux de compagnie ?

Vaste débat… Chaque personne végane décide d’avoir ou non des animaux de compagnie. Certains décident de ne pas en avoir et d’autres préfèrent adopter des animaux dans le besoin, issus par exemple de refuges pour animaux abandonnés. C’est le cas de notre mascotte Cannelle ! Si vous souhaitez adopter un animal qui a besoin d’une nouvelle famille, vous pouvez consulter le site Seconde Chance qui vous permet de sauver des vies !

6 – Pourquoi les vegans sont agressifs ?

Il existe des vegans agressifs, mais aussi des omnivores agressifs, des crudivores agressifs, des végétariens agressifs… Être vegan ne veut pas dire être parfait 😉

De plus, on peut parfois être à fleur de peau quand nos choix philosophiques et de consommation sont constamment remis en question, au quotidien, ou lorsque l’on fait l’objet de moqueries fréquentes (même si elles ne sont pas destinées à être méchantes). Difficile de ne pas démarrer au quart de tour quand on est frontalement critiqué alors qu’on n’a rien demandé, mais juste commandé un plat végétalien au restaurant par exemple.

7 – Comment s’habillent les vegans ?

Les vegans ne portent aucune matière animale, et donc pas de laine, de soie, de fourrure… ou de cuir ! Chez Minuit sur Terre, nos chaussures, sacs et petite maroquinerie ne comportent aucun cuir. Nous avons souhaité créer des chaussures véganes esthétiques et éthiques : il n’est pas toujours facile de trouver des modèles attrayants et sans matière d’origine animale, même si fort heureusement c’est un domaine en plein développement ! 🙂

8 – Comment lutter contre les vegans ?

Et si à la place, vous luttiez plutôt contre la maltraitance animale, les conditions de vie déplorables des travailleurs, le réchauffement climatique ou les multinationales qui détruisent l’environnement et notre santé ? 🙂

9 – Les vegans sont-ils des extrémistes ?

Du point de vue de notre mode de vie traditionnel, le véganisme peut être vu comme extrémiste… Comment ça, se passer de TOUS les produits animaux pour vivre ?! Cela semble absolument impossible quand on a été élevé par une famille omnivore et qu’on est entouré de produits animaux dans notre maison, notre penderie, notre salle de bain,…

Mais en se renseignant et en avançant petit à petit, on se rend compte que ce n’est pas forcément si compliqué que ça. Et que l’extrémisme se trouvait peut-être dans nos anciens réflexes de consommateurs, qui banalisaient la souffrance animale. Ceci dit, c’est à chacun de faire son chemin petit à petit et de faire selon ses convictions, à son rythme ! 🙂

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Certains aliments ou boissons peuvent contenir des produits animaux cachés, dont on ne se doute pas au premier abord. C’est notamment le cas du vin !

On pourrait penser que la composition du vin est toujours végétale, étant un produit de la vigne. Mais ce n’est pas toujours le cas ! De nombreux viticulteurs ont recours à des produits animaux pour filtrer les résidus en suspension dans le vin, lors du processus de clarification.

En tant que Bordelaises, il serait bête pour nous de ne pas pouvoir déguster du bon vin…. Suivez notre guide, on vous dit tout sur le vin vegan ! 😉

C’est quoi un vin vegan ?

Le vin n’est pas toujours végétalien en raison du processus de clarification. Il s’agit d’une opération qui a pour but de rendre le vin limpide en ôtant les particules en suspension, à l’aide d’un collage puis d’un filtrage.

Pour réaliser le collage, une substance est introduite dans la cuve, qui s’agglomère avec les particules en suspension et se dépose au fond. Les particules agglomérées sont ensuite plus facilement filtrées. Ces substances sont le plus souvent des produits animaux : colle de poisson (ou ichtyocolle), caséine (protéine du lait), blanc (ou albumine) d’œuf ou gélatine de porc. Les ingrédients utilisés ne sont pas directement indiqués sur la bouteille.

Il est possible de réaliser le collage sans avoir recours à des produits d’origine animale, notamment grâce à des protéines d’origine végétale : blé, pois ou encore pomme de terre. Les protéines de blé sont peu développées en raison du gluten, mais les protéines de pois connaissent aujourd’hui un grand succès. Ces colles végétales permettent d’élaborer du vin végétalien. Des produits d’origine minérale peuvent aussi être utilisés pour le collage.

Une autre méthode qui permet de rendre le vin végétalien est de ne tout simplement pas avoir recours au collage. Certains vignerons choisissent de ne pas coller leurs vins pour ne pas appauvrir sa qualité, mais aujourd’hui, environ 95 % des vins sont collés et filtrés.

Mais ce n’est pas tout ! Végétalien et vegan, ce n’est pas la même chose…

Vin vegan et vin végétalien : quelle est la différence ?

Ne plus avoir recours à des produits animaux lors du processus de clarification rend le vin végétalien. Pour aller plus loin, certains viticulteurs décident de rendre leur vin totalement vegan : non seulement aucun produit d’origine animale n’est présent dans le vin, mais aussi dans toutes les étapes de la production et de la vinification.

Pour les vins vegan, le fumier dans les vignes est donc interdit, ainsi que la bouse de corne (préparation biodynamique utilisée pour rendre les cultures plus résistantes et régénérer les sols) ou encore le labour à cheval.

Quels labels pour les vins vegan ?

Il existe plusieurs labels :

  • Le label V européen garantit l’absence de produits d’origine animale dans le vin et dans toutes les étapes de la production et de la vinification,
  • Le label italien Qualità Vegetariana garantit l’absence de produit animal dans tout le domaine et tout le processus, allant jusqu’aux étiquettes et emballages,
  • Le label britannique Vegan Society garantit seulement l’absence de substance animale dans le produit fini,
  • Le label Eve fournit plusieurs niveaux de certification. Le niveau 01 garantit l’absence de produits animaux dans la formulation, la fabrication et le conditionnement et le niveau 02 garantit également la méthode agricole.

Il faut bien garder à l’esprit que certains vins ne présentent aucun label alors qu’ils sont végétaliens ou vegan.

Les vins bio sont-ils vegan ?

Les vins biologiques ne sont pas nécessairement vegan. Le cahier des charges de l’agriculture biologique interdit l’utilisation de certains produits d’origine animale, comme la gélatine. Ceci dit, il autorise l’utilisation du blanc d’œuf et de la caséine. Certains viticulteurs s’engagent cependant dans une démarche globale et excluent également les produits animaux de leur processus de fabrication.

A l’inverse, des vins vegan ne sont pas bio et des engrais chimiques sont alors utilisés dans la culture de la vigne.

Où acheter du vin vegan ?

Le vin vegan est en pleine explosion : les méthodes de collage se modernisent pour permettre de ne plus utiliser de produits issus de la souffrance animale.

Il existe aujourd’hui des annuaires en ligne très complets pour trouver des vins et alcools certifiés vegan, comme le site vin-vegetalien.com

Les châteaux viticoles vegan

Certains châteaux, dont certains sont prestigieux, font donc la démarche d’exclure les produits d’origine animale de leurs vins.

Le Château Dauzac, grand cru classé de Margaux en 1855, en fait partie. C’est le premier grand cru classé à avoir adopté une méthode de collage 100 % vegan, pour poursuivre dans sa démarche d’innovation et de respect de l’environnement. Très engagé, le Château Dauzac réalise une agriculture raisonnée à l’aide d’engrais biologiques et des vendanges à la main. L’exploitation s’oriente de plus vers l’agriculture biologique et la biodynamie.

Nous avons eu la chance de réaliser le shooting de la collection Mariage dans son magnifique parc : de quoi mettre en valeur nos précieuses et les magnifiques robes My philosophy. Vous en saurez plus la semaine prochaine avec les backstages du shooting 😉

Le guide du vin vegan

Vous souhaitez aller plus loin ? Nous vous conseillons la lecture du Guide Brachet des vins vegan et végétaliens !

Claire Brachet, experte en oenologie, a publié aux éditions La plage le premier guide consacré aux vins vegan. On y retrouve une sélection d’une centaine de vins, élaborés sans aucun produit d’origine animale.

Le bonus : chaque vin est accompagné d’un accord mets/vin avec un menu vegan complet ! Vous pouvez aussi retrouver des conseils d’experts sur la manière d’accorder cuisine végétale et vin. De quoi devenir un véritable sommelier ! 😉

Le vin vegan en images

Comme d’habitude, on vous laisse avec une petite infographie pour tout savoir en un coup d’œil 😉

Infographie sur le vin vegan et végétalien
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Article blog Cuir ou alternative végétale ? - Minuit Sur Terre

Cuir ou alternative végétale ?

Aujourd’hui, nous avons décidé de nous pencher sur un sujet qui nous tient à coeur et nous touche directement : l’industrie du cuir. Le but de cet article est de vous informer sur tout ce qu’engendre l’industrie du cuir, aussi bien au niveau du bien-être humain et animal qu’au niveau environnemental. Avec cet article, nous souhaitons vous inviter à mener une réflexion sur cette industrie et à la considérer dans sa plus grande transparence. Il n’est pas question ici d’établir une certaine morale, mais seulement d’expliquer des faits tels qu’ils sont réellement. Cette article vous permettra également de mieux comprendre nos convictions et nos engagements avec Minuit Sur Terre !

 

1 – L’industrie du cuir

– Animaux

 

 

Article de blog Minuit Sur Terre - Cuir ou alternative végétale ?

Cette industrie du cuir est gigantesque et génère plusieurs milliards d’euros chaque année et ne connaît pas la crise. L’industrie du cuir fournit toutes sortes d’entreprises en matière première pour la confection de maroquinerie, vêtements et chaussures. Le cuir peut être issu de multiples animaux comme la vache, le porc, le veau, l’alligator, le serpent, la chèvre selon l’objet pour lequel il sera utilisé… Mais depuis quelques années, grâce à de multiples recherches et des investigations sur le terrain même de ces industries fournissant le cuir, nous savons qu’il est possible que nos vêtements, accessoires ou chaussures peuvent être fabriqués à partir de cuir de chat ou de chien, notamment en Asie. En effet, si vous vous intéressez à l’étiquetage des vêtements ou accessoires en cuir, l’origine même n’est pas indiquée. En Asie, mais également en Inde, il n’y a aucune loi concernant le bien-être des animaux. Une investigation menée par Peta révèle les conditions atroces dans lesquelles les animaux sont traitées : les travailleurs brisent la queue des vaches et leur jettent du piment dans les yeux pour les forcer à avancer vers l’abattoir. Mais ces horreurs sont également présentes dans des pays tels que les Etats-Unis, où parmi les millions de vaches et d’autres animaux tués pour leur peau, beaucoup subissent les horreurs de l’élevage industriel – surpeuplement et privations extrêmes ainsi que castration, marquage de la marque, épilation de la queue et écornage – le tout sur des animaux encore vivants et conscients.

Désormais, nous savons que la plupart des cuirs utilisés pour la confection de vêtements ou accessoires en cuir en Europe, proviennent du Bangladesh avec en moyenne 141 millions d’euros de peau tannées vendues aux pays Européens et l’on peut comptabiliser 1,4 milliards de peaux de vaches, moutons, chèvres qui sont transformées en cuirs chaque année. Certains pensent qu’il n’existe aucun lien entre l’industrie de la viande et l’industrie du cuir, mais au contraire, leur lien est bien plus étroit qu’on ne pourrait le penser et l’un ne peut exister sans l’autre…

 

– Le business du cuir et de la viande

 

L’industrie de la viande et du cuir fonctionnent parfois ensemble et forment un lobby puissant. Le cuir représente en moyenne 40% des profits tirés de l’animal, lorsqu’ils ne sont pas élevés uniquement pour leur peau.

Il s’agit donc bien d’un réel business existant sur le marché. Il faut savoir que contrairement à ce que l’on peut croire, l’industrie du cuir n’existe pas seulement pour récupérer les peaux qui ne servent pas à l’industrie alimentaire. En effet, les animaux peuvent être uniquement élevés de manière intensive dans le but de les tuer pour récupérer seulement leur peau. C’est le cas par exemple en Inde et au Bangladesh, où les vaches, animaux sacrés, sont maltraitées et tuées dans le seul but de récupérer leur peau pour les industries du cuir. Comme cité dans cet article, 141 millions d’euros de peau tannées sont envoyées vers l’Europe chaque année. Cela nous donne une petite idée de l’ampleur de cette industrie 100% cuir.

Le cuir n’est pas un sous produit de la viande, ce n’est pas un « déchet » qui est recyclé, il est plus valorisé que la viande. L’argument qui consiste à dire que ne pas utiliser la peau alors que l’animal est mangé et qu’il ne faut donc pas faire de gaspillage n’est donc pas reçevable.

Mais le cuir, c’est aussi le traitement des peaux qui non seulement est fortement polluant mais aussi toxique pour la santé humaine, au point de mettre en danger la vie de ces derniers.

 

– L’humain et l’environnement

 

Article de blog Minuit Sur Terre - Cuir ou alternative végétale ?

 

Après être récupéré sur l’animal, le cuir est chargé de produits chimiques pour éviter qu’il ne se décompose après l’achat par le consommateur. Sels minéraux, formaldéhyde, dérivés de goudron, colorants à base de cyanure, chrome, sont quotidiennement utilisés lors du processus de tannage. Les eaux usées et les déchets solides (comme les peaux) provenant des tanneries sont souvent relâchés dans les rivières, berges de rivières ou à proximité des champs, polluant les eaux et les sols. En 2012, l’ONG Blacksmith Institute, qui travaille pour réduire la pollution dans les pays en voie de développement, a inclus les tanneries parmi les dix industries les plus toxiques à l’échelle mondiale. A cause de cette production si dangereuse, elle a été abandonnée dans la plupart des pays en Europe et aux USA, mais ces opérations sont délocalisées : ce qui revient à mettre en danger la santé des gens dans d’autres endroits du monde pour permettre aux gens des pays riches de continuer de porter du cuir. Une belle solution…

Il faut savoir qu’en Europe, 3700 entreprises sont soumises aux règlements de REACH (Registration, Evaluation, Authorization and restriction of CHemicals) soit Enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques. Son objectif est d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement, tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation de l’industrie chimique européenne. Mais nous ne sommes pas assez naïfs pour savoir que ce type de réglementation n’a pas de réelles conséquences positives sur cette industrie. Car, comme dit précédemment, la plupart des industries Européennes se procurent leur cuir dans des usines en Asie principalement, où aucunes réglementations environnementales, humaines et sanitaires n’est mises en place.

A ce sujet, PETA Allemagne a enquêté sur le commerce du cuir à Dhaka au Bangladesh. Ils ont visité le district résidentiel très pauvre à Dhaka, où 15 000 travailleurs s’échinent dans plus de 200 tanneries. Les travailleurs marchent pieds nus dans des effluves toxiques de chrome et manipulent de l’acide et du décolorant, causant des maladies de peau chroniques, et même des cancers. Les travailleurs ne sont souvent pas équipés de masques ou de lunettes de protection, pour les protéger des vapeurs qui peuvent causer des troubles respiratoires graves. Jusqu’à 90 % des employés de tannerie meurent avant l’âge de 50 ans. De nombreuses études ont démontré le lien entre les cancers du sinus, des poumons et le chrome utilisé en tanneries. Des études en Suède et en Italie auprès des travailleurs de tanneries ont trouvé que le risque de cancer est « entre 20 et 50 % plus haut que le risque attendu. ».

Ces produits chimiques ne disparaissent pas tous seuls. Des tests réalisés par des magazines de consommateurs ainsi que le système d’alerte de l’Union européenne, RAPEX, révèle régulièrement des concentrations dangereuses de chrome hexavalent – qui irrite aussi la peau et peut engendrer de l’eczéma par exemple – dans des chaussures, vestes et gants en cuir. En moyenne, un tiers des produits en cuir testés sont contaminés lors de leur mise en vente sur la marché.

En parallèle de ces désastres humains et animaliers, l’industrie du cuir a d’énormes conséquences en Amérique du Sud et principalement au Brésil : l’élevage des bovins destinés à produire de la viande et du cuir sont à l’origine des 2/3 de la déforestation de l’Amazonie, alerte l’association Envol Vert dans un rapport.

Selon l’International Council of Tanners (ICT) cité par les ONG, près de 65% du cuir utilisé mondialement serait en effet d’origine bovine. Les produits finis de l’industrie de la chaussure occuperaient le premier rang avec 53% de l’utilisation de cuir toutes origines confondues.

En plus des désastres causés à cause de l’élevage bovin intensif, une étude révèle que la qualité des eaux usées varie considérablement d’une étape de production à l’autre. Les opérations de pré-tannage sont les plus polluantes avec des teneurs en DCO  (demande chimique en oxygène permettant d’évaluer la charge polluante des eaux usées) qui peuvent atteindre 30 000 mg/L. L’analyse des eaux usées au niveau du bassin de collecte, où s’achemine l’ensemble des effluents de l’usine montre que la DCO fluctue entre 700 et 3 400 mg/L et les matières en suspension entre 500 et 8 000 mg/L avec des charges polluantes moyennes de 114 et 358 kg/jour respectivement. Ces eaux sont aussi chargées en chrome avec des teneurs qui se situent entre 40 et 115 mg/L, soit une charge de 6,5 kg/jour. La teneur en sulfures varie entre 65 et 160 mg/L. En outre, l’indice de biodégradabilité indique que ce rejet n’est pas facilement biodégradable. Face à de tels constats, certaines solutions comme le tannage végétal ont été proposé : mais cette solution ne résout seulement pas le problème de l’environnement de travail pour les travailleurs du cuir, sans solutionner le problème environnemental et animalier. En effet, le tannage végétal implique l’utilisation de méthodes conventionnelles mais avec l’utilisation de produits naturels. Le tannage végétal consomme beaucoup de ressources et de temps (15 à 30 mois selon la méthode employée) et ce sont 30kg d’écorces, 20kg de fruits ou 90kg de bois de chêne qui sont utilisés pendant ce processus. Malheureusement, ce processus à base végétale, utilise un quantité d’eau énorme et cette solution ne représente que 5 % de la production de cuir. C’est pourquoi le tannage végétal ne pourra jamais remplacer le tannage au chrome, car il n’est pas une alternative plus écologique ou économiquement plus viable que ce dernier.

 

2 – Pourquoi se diriger vers une alternative végétale/végane ?

Article de blog Minuit Sur Terre - Cuir ou alternative végétale ?

Ces chiffres et différentes enquêtes nous montrent bien que l’industrie du cuir a une forte influence sur l’état de notre planète et augmente considérablement notre impact écologique personnel lorsque nous faisons le choix d’acheter une paire de chaussures en cuir. De plus, acheter des produits fabriqués à partir de cuir implique que nous participons indirectement à cette industrie du cuir et que nous cautionnons la maltraitance humaine et animale qu’elle implique. Face à ce constat, il apparaît évident que consommer des produits fabriqués à partir d’alternatives dites véganes ou végétales, soit à base de plantes, céréales, ou de fruits est la solution la plus humaine et écologique à prendre. Etre bien chaussé doit-il être un prétexte ou une bonne raison pour maltraiter, tuer des animaux et participer à l’exploitation de travailleurs ?

Pour finir, nous vous proposons quelques données chiffrées de sources sûres afin de comparer de manière concrète l’impact environnemental du cuir et celui de l’alternative végétale que nous utilisons chez Minuit Sur Terre.

Pour l’élevage seul, on considère que les émissions de carbone des systèmes d’élevage bovins s’établissent à 13 kgCo2/kg de poids vif. Une vache pèse en moyenne 700 kg. Élever une vache émet donc 9100 kgCo2. La peau d’une vache pèse en moyenne 10 kg. Pour chaque kilo de peau, les émissions s’élève donc à environ 910 kgCo2/kg de peau.

En ce qui concerne le processus de tannage du cuir, on peut différencier plusieurs étapes. Le tannage, pour un cuir de qualité moyenne tanné en Asie, émet 0,906 kgCo2/kg. Le ponçage émet quant à lui 0,107 kgCo2/kg et le laquage polyuréthane du cuir 1,88 kgCo2/kg. Les finitions post-tannage du cuir émettent 2,62 kgCo2/kg.

Si on considère l’élevage comme faisant partie du processus de production de cuir, l’empreinte carbone du cuir de vache revient donc en moyenne à 915 kgCo2/kg. Si l’on met à part l’élevage, en considérant le cuir comme un sous-produit de l’industrie de la viande, l’empreinte carbone s’élève à environ 5,5 kgCo2/kg, sans compter le transport.

On considère que la consommation d’eau de l’élevage bovin s’élève à 14 000 litres par kg de protéine. Le cuir étant un sous-produit de l’élevage, il est donc issu d’un processus très gourmand en eau.

Le simili-cuir lisse utilisé dans nos modèles est constitué à 78 % de polyuréthane, 16 % de polyamide et 6% de viscose. On peut donc estimer que les émissions de carbone pour cette matière s’élèvent à 4,4 kgCo2/kg.

Le simili-daim utilisé dans nos modèles est constitué à 42% de coton, 38% de polyester et 20% de polyuréthane. On peut donc estimer que les émissions de Co2 s’élèvent à 2,52 kgCo2/kg pour cette matière.

Le renfort talon utilisé pour tous nos modèles est composé de 50% de polyamide et 50% de polyuréthane, ce qui fixe ses émissions à 5,25 kgCo2/kg.

La doublure et la semelle intérieure sont fabriquées avec des polymères issus de ressources durables. Notre fournisseur estime que les émissions de Co2 de ce produit sont proches de zéro.

La totalité des matières que nous utilisons a donc un faible bilan carbone comparé au cuir, notamment si on prend en compte le processus d’élevage, ce qui semble le plus logique. Si on met à part le processus d’élevage, en ne comptant que le tannage, les émissions pour les matières que nous utilisons restent inférieures. Nos matières sont fabriquées en Italie ce qui diminue considérablement le coût des transports en terme d’émissions.

Pour le synthétique, les faibles pertes de matières comparé au cuir sont également à prendre en compte. En effet, le cuir génère des pertes issues de l’irrégularité de la peau animale (pattes, tête…), ce qui n’est pas le cas pour le synthétique où toute la surface est utilisée, ce qui génère moins de gaspillage.

On estime que la production de polyamide a une empreinte eau de 663 litres d’eau par kilogramme. Celle du polyester s’élève à 17,2 litres d’eau par kilogramme et celle du viscose 640 litres d’eau par kilogramme. Ces matières sont nettement moins gourmandes en eau que le cuir si on considère la quantité d’eau nécessaire pour l’élevage.

Pour ce qui est du coton, le Water Footprint Network estime que l’empreinte eau moyenne de la fabrication de coton est de 10 000 litres par kilogramme. La production de coton est très gourmande en eau. Cependant, le coton ne constitue qu’un certain pourcentage des matières que nous utilisons. Si on considère les matières dans leur globalité, l’empreinte eau reste inférieure à celle du cuir, sans considérer la pollution massive des cours d’eau dans les tanneries bangladaises.

 

Avec les données chiffrées et les témoignages issus d’investigations sur le terrain que nous vous avons communiquées, il est certain qu’arrêter d’investir dans des articles en cuir réduit considérablement notre impact écologique : rappelons que c’est une des industries les plus polluantes si l’on considère le cycle dans son ensemble, depuis l’élevage. Arrêter ce type de consommation nous permet aussi d’acheter des produits sans cruauté humaine et animale. Dernièrement, nous avons appris avec bonheur que le grand couturier français Jean-Paul Gaultier avait pris la décision de ne plus utiliser ni fourrure, ni cuir pour ces prochaines collections. Nous espérons que ce mouvement suivi par les plus grands seront pris comme modèle par les plus petites entreprises.

 

 

 

Nos sources :

https://www.viande.info/elevage-viande-gaz-effet-serre

http://www.bilans-ges.ademe.fr/static/documents/[Base%20Carbone]%20Documentation%20g%C3%A9n%C3%A9rale%20v11.0.pdf p.156

http://www.bilans-ges.ademe.fr/static/documents/[Base%20Carbone]%20Documentation%20g%C3%A9n%C3%A9rale%20v11.0.pdf p.213

https://www.theguardian.com/lifeandstyle/2008/aug/27/ethicalfashion.leather

https://books.google.fr/books?id=QAujAgAAQBAJ&pg=PA15&lpg=PA15&dq=polyamide+kgco2/kg&source=bl&ots=hKXb1AI1Rr&sig=hlCCdXr-p4SE9h-yM7s7-fbrcGY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiQmuXC59HUAhUSKVAKHTCpBuwQ6AEIMDAB#v=onepage&q=polyamide%20kgco2%2Fkg&f=false p.15 et 203

http://waterfootprint.org/en/resources/water-footprint-statistics/#CP1

https://one-voice.fr/

https://www.petafrance.com/nos-campagnes/habillement/lindustrie-du-cuir/

https://www.usinenouvelle.com/article/la-filiere-francaise-du-cuir-craint-de-souffrir-de-la-tendance-vegan.N492309

https://www.avesu.fr/en-savoir-plus/cuir-et-tannage-fr.html

https://www.erudit.org/fr/revues/rseau/2008-v21-n4-rseau2468/019168ar/

https://www.actu-environnement.com/ae/news/cuir-deforestation-envol-vert-greenpeace-FFC-eram-tannage-chrome-vegetal-alternatives-18019.php4

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On a testé les vromages chez Minuit Sur Terre - Fromages vegan

 

Aujourd’hui, sur Au Pied de la Lettre, on vous propose un nouvel article de test ! Et cette fois-ci, nous nous sommes attaquées aux vromages – les fromages 100% vegan – et donc sans produit laitier. Le fromage, sous toutes ses formes, reste un des derniers produits qui ne trouvait pas son équivalent en version végane, mais de plus en plus d’alternatives apparaissent dans les rayons des biocoop et même des supermarchés de grande distribution. C’est tout naturellement que nous avons voulu goûté ces nouveaux arrivants véganes et de vous partager notre avis !
Pour déguster ces vromages, nous étions deux: Marie, la fondatrice de Minuit Sur Terre, végane depuis 5 ans et moi-même, Manon, stagiaire responsable marketing & communication, végétarienne mais grande consommatrice de fromage.

1 – Vromage nature Vegan Island

Fromage vegan - Vromage - Test chez Minuit Sur TerreFromage vegan - Vromage - Test chez Minuit Sur Terre

 

Notre premier test s’est porté sur un vromage nature, type Saint-Morêt. A l’ouverture, nous remarquons toutes deux sa texture un peu gélatineuse, peu habituelle, mais l’od eur nous satisfait entièrement, l’odeur est semblable à du fromage nature fabriqué à base de lait ! Bonne surprise à la dégustation : on ne sent absolument pas cette fameuse texture, et le vromage fond agréablement en bouche. Notre satisfaction continue au niveau du goût: à s’y méprendre, on dirait réellement du Saint-Morêt, mais en plus fondant ! C’est donc un succès pour ce premier test de vromage nature. Nous vous le recommandons sans hésiter.

La composition : eau, huile végétale, concentré de soja, sel, essence de vinaigre, sucre, arômes, acide lactique végétal, épaississants: carraghénanes.

Nos notes :
Marie et Manon: ASPECT ⅗ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅘ – ODEUR ⅘

Prix : 3.29€

2 – Vromage nature ail et fines herbes Vegan Island

vromage ail et fines - Test chez Minuit Sur TerreFromage vegan - Vromage - Test chez Minuit Sur Terre

 

Notre deuxième test s’est fait sur le même type de fromage nature, mais cette fois-ci à l’ail et aux fines herbes. Contrairement au précédent, la texture n’a pas cet aspect gélatineux, la texture est beaucoup plus lisse et fluide. L’odeur est aussi satisfaisante que l’aspect. Quant à la texture, elle fond également en bouche, comme le vromage nature, même si une sorte de résidu farineux peut rester en bouche certaine fois. Au niveau du goût c’est parfait, l’équilibre entre l’ail et les fines herbes est présent, ce qui en fait un produit très agréable à déguster ! Nous vous le recommandons également sans hésiter.

La composition : eau, huile de noix de coco, concentré de protéine de soja, sel, acide lactique (sans produits laitiers), sucre, épaississant (carraghénane), vinaigre à l’alcool, arômes naturels, herbes mélangées (marjolaine, basilic, origan, thym), ail.

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅗ – GOUT ⅘ – ODEUR ⅘
Manon : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅘ – ODEUR ⅘

Prix : 3.29€

3 – Bloc Blanc à la Grecque Violife

block greek vio life - Test vromages chez Minuit Sur Terre

Nous étions très curieuses de goûter à ce substitut de fêta grecque ! Le test a très bien commencé, puisque l’aspect et la texture sont satisfaisantes, bien que la texture soit beaucoup plus compacte que la fêta à base de lait de brebis. Malheureusement, nous avons été déçues par la dégustation de ce produit: le goût est très prononcé et trop fort pour nous. La saveur du lait de brebis a été assez bien reproduite mais manque de subtilité à notre goût. Néanmoins, pour celles et ceux qui ont les papilles moins sensibles, c’est une bonne alternative !

La composition : eau, huile de coco (29%), amidon, sel marin, régulateur d’acidité : Glucono Delta Lactone, Arômes, Extrait d’olive, Vitamine B12

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅖ – ODEUR ⅖
Manon : ASPECT ⅗ – TEXTURE ⅗ – GOUT ⅖ – ODEUR ⅗

Prix : 3.93€

4- Greek style – Vegan Island

feta - test vromages chez Minuit Sur Terregreek style vegan island - test vromages chez Minuit Sur Terre

Nous avons décidé de tester une autre fêta, la première ne nous donnant pas entière satisfaction ! Le petit plus par rapport à la précédente est sans aucun doute la texture, qui se rapproche plus de la fêta classique. Mais le goût s’avère plus décevant, il n’y a pas de réelle saveur présente. A choisir, nous préférons donc le premier produit !

La composition : eau, huile de noix de coco (23%), amidon de pomme de terre modifié, sel, amidon de maïs, arômes naturels, concentré de soya, épaississants (carraghénane, gomme de guar), amidon de maïs modifié, acide lactique (sans produits laitiers), lactate de sodium (lactose sans sodium) , Colorant (carotène).

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅗ – GOUT 2.5/5 – ODEUR ⅗
Manon : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅕ – ODEUR ⅖

Prix : 3.29€

5- La petit e frawmagerie – Le chouchou – Vromage aux noix de cajous

Le Choucou aux noix - Vromage - Test chez Minuit Sur TerreLe chouchou - noix de cajou - Vromages - Minuit Sur Terre

Après une petite déception concernant la fêta, nous avons découvert avec grand plaisir le vromage fait à base de noix de cajou ! Nous avons été séduites sur tous les points par ce produit : aspect, texture, goût et odeur. La seule chose que l’on aurait à redire (enfin, surtout moi, grande consommatrice de fromage) c’est que l’on n’a pas l’impression de manger du fromage ! Néanmoins, il reste notre coup de coeur de la sélection. Pour nous, il est parfait pour un apéritif ou encore un en-cas.

La composition : noix de cajou*, graines de tournesol*, eau filtrée, noix*, sel marin, ail en poudre*, sirop d’agave*, ferments
De plus, ils sont issus de l’agriculture biologique !

Nos notes :
Marie et Manon : ASPECT 5/5 – TEXTURE 5/5 – GOUT 5/5 – ODEUR 5/5

Prix : 7.50€

6- Tranches goût mozzarella Violife

 

Tranches Mozzarela végane - Vromages - Test chez Minuit Sur Terretranches mozarella - On a testé les vromages chez Minuit Sur Terre

Nous avons choisi de tester un substitut de mozzarella en tranches, souhaitant pouvoir la faire chauffer et la tester dans des croques-monsieurs vegan. L’avis reste assez mitigé : froide s, les tranches ont pratiquement aucun goût, mais lorsqu’elles sont chauffées, la texture est très agréable et le goût est satisfaisant ! Nous vous recommandons donc ce produit chaud, à faire fondre dans vos sandwichs chauds ou encore sur vos pâtes !

La composition : eau, huile de coco (23%), amidon modifié (génétiquement inchangé), amidon, sel de mer, arôme de mozza végétalien, extrait d’olive, colorant: bêta-carotène, vitamine B12.

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅗ – TEXTURE ⅖ – GOUT ⅖ – ODEUR ⅖
tranches fondues : TEXTURE ⅘ – GOUT 3.5/5 – ODEUR ⅘
Manon : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅕ – ODEUR ⅖

Prix : 3.44€

7 – Bloc – Fort « English Style » Vegan Island

 

Vromage Cheddar - Test Minuit Sur Terre cheddar - On a testé les vromages chez Minuit Sur Terre

Après le vromage grec et italien, on a goûté au vromage anglais ! Et c’est tout naturellement qu’on s’est dirigé vers le cheddar. Mais l’expérience ne fut pas du tout concluante concernant ce produit : beaucoup de points négatifs sont ressortis de notre test. En effet, nous avons été déçues sur la texture trop compacte, le manque de goût et la texture qui n’est pas agréable en bouche. Peut-être existe-t-il une autre alternative meilleure, mais nous ne vous conseillons pas cette référence !

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅖ – TEXTURE ⅗ – GOUT ⅖ – ODEUR ⅕
Manon : ASPECT ⅕ – TEXTURE ⅖ – GOUT ⅕ – ODEUR ⅕

La composition : eau, huile de coco, amidon modifié de pomme de terre, fécule de maïs, fibres d’avoine (sans gluten), amidon modifié de maïs, épaississants (carraghénane, gomme de guar), sel, extrait de levure, citrate tripotassique, arômes, régulateurs d’acidité (acide lactique, lactate de sodium), concentré de protéines de soja, colorant (carotènes mélangées)

Prix : 3.24€

8 – La Carrée, façon féta aux fines herbes BIO Tomm’Pousse

 

La Carrée Tomm' Pousse - Vromages - Test chez minuit Sur Terre

Comme on était restées sur notre faim avec nos deux tests de fêta, on s’est dirigées vers une autre alternative, mais cette-ci, avec des ingrédients issus de l’agriculture biologique et avec de fines herbes en plus. Et, ô joie, nous avons adoré ! C’est un produit à la texture fondante et au goût très agréable. Peut-être un peu salé, mais mélangé à d’autres ingrédients ou du pain, ce goût s’atténue vite. On vous recommande cette référence !

La composition : tofu BIO (fèves de soja bio du sud-ouest, eau, nigari), tofu lactofermenté bio (fèves de soja bio, eau, ferments), huile de coco désodorisé BIO, sel de guérande, jus de citron frais BIO, vinaigre de cidre BIO, origan BIO, marjolaine BIO, basilic BIO.

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅘ – ODEUR ⅘
Manon : ASPECT ⅘ – TEXTURE ⅘ – GOUT ⅗ – ODEUR ⅘

Prix : 7.90€

9 – Bloc – Façon Bleu « French Style » Vegan Island

 

Vromage bleu d'auvergne - Test fromages véganes Minuit Sur TerreVromage bleu d'auvergne - Test fromages véganes Minuit Sur Terre

 

Notre test s’est terminé sur deux spécialités françaises : la première est le fameux roquefort. Mais dès l’ouverture du produit, la déception était présente. La texture est bien trop compacte et l’odeur ressemble à celle du plastique. Ces deux points ne nous ont pas vraiment mises en appétit, mais nous devions goûter et aller au bout de notre démarche ! Nous n’avons pas été surprises d’être déçues par ce produit : le goût n’est absolument pas celui du roquefort et est même désagréable…

La composition : eau, huile de coco, amidon modifié de pomme de terre, fécule de maïs, concentré de protéines de soja, amidon modifié de maïs, épaississants (carraghénane, gomme de guar), arômes, sel, citrate tripotassique, régulateur d’acidité (acide lactique, lactate de sodium), concentrés de plantes et de végétaux (spiruline, carthame, carotte, pomme), colorant (carotènes mélangées).

Nos notes :
Marie : ASPECT ⅕ – TEXTURE ⅕ – GOUT ⅕ – ODEUR ⅕
Manon : ASPECT 0/5 – TEXTURE 0/5 – GOUT 0/5 – ODEUR 0/5

Prix : 3.79€

10 – Le CamemVert BIO Tomm’Pousse

Camem'vert - Vromage - Végan - Test chez Minuit Sur TerreCamem'vert - Vromage - Végan - Test chez Minuit Sur Terre

Enfin, notre test s’est terminé en beauté avec le fameux camemvert dont on entend tant parler ! Nous étions impatientes de le goûter enfin et de nous faire un avis sur ce produit. Dès l’emballage et son ouverture, nous sommes séduites : la boîte en bois est joliment décorée et l’aspect du vromage est bluffante. On approche notre nez du produit et… ça sent le camembert ! Sans plus attendre, nous goûtons : la texture est parfaite et le goût satisfaisant, même si, pour nous, le goût est un peu trop fort. Mais encore une fois, cela dépend de vos papilles !

La composotion : Noix de cajou BIO, eau, sel de guérande, ferments (dont  penicilium candidum).

Nos notes :
Marie : ASPECT 5/5 – TEXTURE 5/5 – GOUT 3/5 – ODEUR 4/5
Manon : ASPECT 5/5 – TEXTURE 3/5 – GOUT 3/5 – ODEUR 4/5

Prix : 9.90€

Parmi les dix produits que nous avons testé nous vous recommandons donc sans hésiter le Vromage aux noix de cajous, le CamemVert BIO Tomm’Pousse, la Carrée façon féta aux fines herbes BIO Tomm’Pousse, ainsi que le vromage nature et nature ail et fines herbes de Vegan Island. Cette liste est bien évidemment non exhaustive, et concernant les autres alternatives testées, elles ne nous ont pas séduites, mais peut-être seront elles à votre goûts, alors n’hésitez pas à les découvrir par vous-mêmes ! Bonne dégustation à toutes et à tous !

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Véganisme et écologie - Tire de l'article par Minuit Sur Terre

Véganisme et écologie: une évidence ?

 

Peut-on dire que véganisme et écologie sont liés ? Bien souvent, lorsque l’on entend parler de véganisme, nous avons en tête un mode de vie plus sain, plus éthique, et plus respectueux de l’environnement. Mais adopter un régime 100% vegan permet-il réellement de réduire son impact sur la planète ? Pouvons-nous avoir un impact sur notre planète en modifiant notre comportement quotidiennement en dehors de notre assiette ?

 

1- Les impacts positifs du véganisme sur l’éco-système

Les effets néfastes de l’élevage sur l’environnement

On le sait depuis quelques années et de multiples études démontrent que chaque citoyen vegan réduit considérablement leur impact écologique. Cela commence par la réduction d’émission de gaz à effet de serre (GES), émise en très grande quantité lors de l’élevage… elle est plus forte que celle émise par les transports ! Elle représente à peu près 14.5% des émissions globales et atteindrait bientôt les 50% si les consommateurs ne changent pas leur comportement alimentaire. Si ce gaz à effet de serre est aussi polluant c’est qu’il est composé de protoxyde d’azote qui est émis par la production des céréales produites afin de nourrir le bétail, responsable de 65% des émissions de ce gaz plus néfaste que le CO2. A cela s’ajoute le méthane qui est issu des animaux d’élevage lors de leur processus de digestion, également plus néfaste que le CO2 ! Bien qu’il soit moins puissant, le  CO2 est bel et bien présent et est principalement émis par l’utilisation des engrais, des machines agricoles, le transport et la déforestation.

D’ailleurs, intéressons nous à ce phénomène de déforestation: la production de soja pour nourrir le bétail est la première cause de déforestation au Brésil selon Greenpeace et représente en tout 63% de la déforestation amazonienne. L’agriculture et la déforestation sont les deux premières causes de ce phénomène irréversible: plus les forêts disparaissent, moins la planète respire…je vous laisse deviner la suite.

Outre la déforestation massive, il y a un problème de gestion concernant les sols. En effet, les sols consacrés à l’élevage occupent 4 fois plus d’espace que les terres consacrées à produire des végétaux pour l’alimentation humaine. Cet élevage intensif n’est pas sans conséquence sur notre éco-système: depuis peu, nous sommes entrés dans la 6ème extinction massive d’espèces et cette fois-ci, contrairement à la dernière extinction (celle des dinosaures), elle n’est pas dû à un phénomène naturel, mais au comportement des hommes…

Mais l’impact ne se limite malheureusement pas aux terres, il se répand jusqu’aux océans qui sont surexploités au niveau de leurs ressources. En moyenne, 1 milliard de poissons sont pêchés, dont 40% sont destinés à nourrir les bovins, porcins ou volailles d’élevage. De plus, parmi ces poissons se trouvent très souvent pris au piège des espèces qui ne seront pas “utiles”: ces dernières sont rejetées à l’eau, déjà mortes. A cause de cette surexploitation, nos océans seraient vidés de vie vers 2050 selon des experts.

Face à cet élevage hors norme, les réserves d’eau s’épuisent donc très vite et celles restantes sont fortement polluées. En nombre, cela donne 40% de pénurie d’eau douce, 70% d’eau douce polluée et 30% de la consommation d’eau dans sa globalité provient de l’industrie agroalimentaire. Si chaque citoyen ne réduit pas ou ne supprime pas la viande de leur assiette, la consommation d’eau douce devrait augmenter en moyenne de 50% d’ici 2050. Cette surconsommation d’eau dû à l’élevage peut-être considérablement réduite grâce à un menu végétalien consommant 70% moins d’eau. En plus d’être gourmand en eau, l’élevage, à cause du rejet dans l’eau des engrais, des pesticides, mais aussi les nitrates et l’ammoniaque provenant des excréments des animaux, pollue les cours d’eau en causant de multiples invasions d’algues qui étouffent la vie aquatique et participent à l’acidification des océans.

Réduire la faim dans le monde grâce au véganisme ?

Mais si les causes environnementales et animales ne nous touchent pas, on ne peut, normalement, être insensible à la cause humaine. On sait aujourd’hui que 795 millions d’êtres humains sont sous-alimentés dans le monde. Toutes ces personnes pourraient être nourries grâce à la production de céréales ou encore de soja, mais 90% de cette production est destinée à nourrir des animaux d’élevage. Voici un exemple parlant: en tuant un bœuf, nous pouvons préparer à partir de sa viande 1500 repas. Si nous prenons la quantité de céréales qui a été utilisée pour le nourrir (12 à 25 kgs de végétaux pour obtenir 1 kg de bœuf), nous obtenons 18 000 repas.

Il est donc clair que le régime végétalien est le meilleur choix d’alimentation sur beaucoup de plans. Mais être vegan , est-ce être par défaut écolo ?

2- Adapter son comportement de consommateur

Adapter son alimentation vegan et opter pour le zéro déchet

“Tu es vegan mais tu consommes des produits transformés vendus en grande surface” Beaucoup de vegan ont déjà entendu ce genre de remarque à leur égard. En effet, être vegan n’est pas gage d’un comportement écologique et soucieux de la planète, voire éthique. Bien souvent, choisir le régime végétalien n’est pas anodin: ce choix relève d’une envie de mieux consommer, de bannir l’exploitation des animaux mais aussi de préserver notre planète et ses ressources naturelles. Alors oui, il est préférable d’adapter son comportement en dehors de notre assiette et cela passe par une petite rééducation de nos habitudes (rien de bien compliqué, rassurez-vous !).

La première chose à faire serait de se mettre aux fourneaux ! Il existe plein de recettes délicieuses et simples, rapides à réaliser, qui vous éviteront d’acheter des plats vegan préparés, souvent remplis de sucre et emballé dans du plastique. Si vous manquez d’inspiration, rendez-vous ici: www.veganfreestyle.com et ici http://minuitsurterre.com/youtubeuses-vegans/.

En parlant de plastique… On entend depuis quelques années parler de lui pour de mauvaises raisons. En effet, le plastique à usage unique est très polluant, notamment au niveau de nos océans. Sur 79 % de déchets plastique, seulement 9% est déjà recyclé et 12% incinéré. Pour réduire sa consommation de plastique à usage unique, quelques premiers gestes simples: préparer ses repas et ne plus acheter des plats préparés ou surgelés, acheter des pailles, des sacs de courses et des bouteilles réutilisables, renoncer aux chewing-gum, préférer les emballages en carton, acheter en vrac avec des sac en tissus réutilisables, préférer les récipients en verre et acheter une brosse à dent en fibres naturelles comme celles de chez Lamazuna.

Concernant ce que vous allez mettre dans votre assiette: il est préférable que vous achetiez en vrac, de saison et local si possible. Le plus accessible pour tous est avant tout d’acheter nos fruits et légumes de saison. En consommant ainsi, nous achetons le plus souvent des produits provenant de France, qui ne viennent donc pas de loin et n’ont pas un impact CO2 élevé à cause du transport. De plus, ils sont bien souvent meilleurs !

Privilégier les marques éthiques et arrêter la fast fashion

Ces simples changements vous permettront d’être plus écologique et de réduire considérablement votre impact sur l’environnement. A présent, il ne vous reste plus qu’à devenir éthique ! Après l’industrie du pétrole, c’est l’industrie de la mode qui est la plus polluante. Cette pollution conséquente est due à la surproduction de textile par les marques appartenant à la Fast Fashion. Cette Fast Fashion apparaît comme être le plus gros problème dans l’industrie du textile d’aujourd’hui en matière de responsabilité sociale et environnementale. La plupart de leurs usines se trouvent au Bangladesh, au Cambodge et en Chine, où 70% des cours d’eau sont usés à cause des produits chimiques qui y sont déversés (contrairement à l’Europe, aucune réglementation n’existe sur les rejets toxiques dans les cours d’eau). Le problème majeur vient de leur surproduction qui s’accompagne d’une surconsommation: une vraie spirale qui cause pression sur les coûts et les délais de production. Dans ces usines, des travailleurs sous-payés, travaillant en moyenne 12 heures par jour et n’ayant pas de droits sociaux. Alors, si vous ne souhaitez plus donner votre agent aux marques appartenant à la Fast Fashion, des alternatives existent pour consommer la mode de manière éthique et écologique: la seconde main, les friperies, le Made in France ou Europe, les tissus biologiques ou matières vegan et penser à recycler ou vendre ses vêtements qu’on ne portent plus. Par ailleurs, nous vous conseillons le reportage The True Cost disponible sur Netflix.

 

3 – Conseils: comment réduire quotidiennement son impact écologique ?

Etre écolo et vegan à la maison

Afin de réduire son impact écologique quotidien, il existe de multiples solutions simples à appliquer et qui sont efficaces rapidement. En commençant par votre chez vous: vous pouvez remplacer vos ampoules classiques par des ampoules LED consommant 80% en moins d’électricité, éteindre vos appareils restant en mode veille, installer un mousseurs sur vos robinets et une douchette pour économiser l’eau, refuser la pub dans votre boîte aux lettres, faire un composte si cela est possible, et trier vos déchets.

Au XXIème siècle, rares sont ceux qui n’utilisent pas Internet. Entouré de toute cette technologie, il semble parfois compliqué de réduire son impact écologique de ce côté là. Pourtant, il existe aussi des solutions pour être plus écolo en continuant d’utiliser Internet ! Avant tout, pensez à vider régulièrement votre boîte mail. Vous pouvez aussi installer un filtre antispam et vous désinscrire des newsletter qui vous sont inutiles. Cela réduira votre empreinte écologique et vous libérera un peu l’esprit ! Vous pouvez également changer votre moteur de recherche par Lilo qui reverse 50% de l’argent généré par les liens commerciaux à des projets associatifs ou environnementaux ou encore Ecosia qui plante des arbres avec les revenus des liens commerciaux.

Les applications pour être vegan et écolo

En plus de ces changements, vous pouvez télécharger certaines applications qui vous accompagneront chaque jour vers un mode de vie plus responsable: 90jours vous propose de réaliser des défis au quotidien, que vous acceptez ou pas. À chaque défi réalisé, l’application vous indique l’économie réalisée en eau et en émissions de CO2, Eat4Good vous propose un test pour noter votre comportement alimentaire en fonction de son impact environnemental et vous fournit des informations pour manger plus éco-responsable, YesWeGreen vous aide à repérer les bonnes adresses près de chez vous pour consommer local, Écocompare avec lequel vous entrez le code-barre d’un produit et vous pouvez savoir comment il a été fabriqué, avec quelles émissions de CO2, s’il possède un label, s’il peut être recyclé, s’il est biodégradable et enfin Astuces Écolo  vous donne des centaines de conseils à la fois bons pour la planète et le porte-monnaie !

 

Beaucoup de solutions s’offrent à nous pour réduire notre empreinte écologique, mais la première étape est de prendre conscience de l’état de notre planète ainsi que de la condition des humains et des animaux afin de considérer les enjeux majeurs que recouvre le choix de devenir végétalien et de modifier son comportement en tant que consommateur. Pour cela, il n’est évidemment pas nécessaire de tout arrêter du jour au lendemain ! Chacun peut procéder par étape, dans l’ordre qui lui convient et agir avec bienveillance envers lui-même en cas d’écart.

 

Infographie - Impact élevage - Arrêt de la fast fashion - adapter son comportement

 

Nos sources:

 

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