Pourquoi les véganes sont parfois vus comme des extrémistes ?

Pourquoi les vegans sont vus comme extremistes - Article Minuit sur Terre

Aujourd’hui, on s’attaque à un sujet compliqué : le cliché « végane = extrémiste ». Vous avez forcément croisé ce genre d’opinion, que ce soit dans votre entourage ou en ligne, où les commentaires ne sont pas toujours tendres. On vous donne notre avis sur la question dans cet article !

Une remarque qui vient souvent d’une incompréhension

Si ce cliché est répandu, c’est le plus souvent parce qu’aux yeux de personnes n’ayant jamais questionné leur consommation de produits animaux, la démarche de s’en passer totalement semble surprenante et incompréhensible. Dans une société où l’on prône souvent la modération et où l’on conseille de manger de tout avec parcimonie, se couper complètement de certains produits peut sembler « extrême ».

Pour nos parents, grands-parents, ami•e•s… Ne plus manger de viande, de poisson, de produits laitiers ou de miel peut faire peur ! Une réflexion qui revient assez souvent est « Mais alors, qu’est-ce que tu manges ? ». La plupart des gens ne conçoivent pas de changer aussi radicalement leur alimentation. On leur a toujours appris à la baser sur les produits animaux, et à ne pas considérer un repas sans viande comme un vrai repas. Dans notre tradition culinaire, les produits animaux sont souvent placés au centre de l’assiette. Si les gens ont tendance à trouver la démarche végane extrême, c’est parce qu’elle est complètement différente de leur façon de vivre.

Il ne faut cependant pas oublier que le plus souvent, les personnes véganes ne sont pas nées véganes et donc ont elles aussi basé leur alimentation autour des produits animaux. Pour la plupart, nous aurions également trouvé le véganisme inconcevable il y a quelques années, quand nous n’étions pas informés sur la cause animale ainsi que sur l’impact environnemental de l’alimentation traditionnelle. En rencontrant un végane, nous l’aurions aussi trouvé « extrême » dans sa façon d’être et de penser, car sa réflexion sur le sujet aurait été bien plus poussée que la nôtre à ce moment là.

Adopter une communication apaisée et constructive

Chez Minuit sur Terre, nous pensons qu’une guerre entre omnivores et véganes n’est absolument pas constructive. Se servir de l’agressivité pour défendre ses idées n’est jamais une bonne idée, d’un côté comme de l’autre. Si parfois, en étant végane, nous sommes tristes de ne voir aucun changement dans les comportements autour de nous, en pensant à tous les animaux qui en pâtissent, il ne sert à rien d’être en colère et d’invectiver les personnes qui ne sont pas informées sur la condition animale. Ces personnes pourraient se sentir agressées et rejeter le véganisme en bloc, alors même qu’elles auraient pu s’y intéresser si on leur en avait parlé calmement et sans aucune violence.

En tant que végane, il est donc important d’avoir une communication apaisée avec ses proches au sujet du véganisme. Répondre aux questions sur son mode de vie permet de les informer sur les alternatives végétales qui existent. Leur faire goûter de délicieuses recettes peut également les inciter à végétaliser leurs plats préférés. Expliquer les enjeux se situant autour du cuir ou de la laine, leur montrer vos vêtements et accessoires véganes peut également les faire réfléchir la prochaine fois qu’ils devront acheter une paire de chaussures. Plutôt que d’être négatif et de pointer ce qui ne va pas dans le comportement d’une personne, autant lui indiquer, sans la forcer bien sûr, comment elle peut faire de petits changements pour avoir un impact plus positif.

Burger vegan
Faire déguster de bons petits plats à vos ami•e•s peut les aider à se tourner vers le véganisme

Préférer un changement en douceur

Certaines personnes deviennent véganes du jour au lendemain. Pour beaucoup d’autres, le changement n’est pas aussi simple. De nombreuses personnes mettent plusieurs mois, voire plusieurs années à transformer leur alimentation et leur façon de consommer, en passant par exemple par le végétarisme. Pointer du doigt les contradictions de chacun ne fera pas avancer le combat : si votre ami•e décide de manger végane un jour par semaine, et qu’il mange des produits animaux le reste du temps, rien ne sert de lui dire que ce n’est pas assez. Le changement peut paraître petit pour vous qui avez déjà fait tout le chemin, mais pour cette personne, il s’agit d’un pas en avant et d’une action positive qu’il faut encenser plutôt que critiquer. 

Nous raisonnons de la même manière pour nos chaussures véganes. Il était important pour nous de proposer des modèles esthétiques et modernes, qui pouvaient plaire par leur aspect et non seulement parce qu’ils sont exempts de produits animaux. Nous cherchons à répondre au besoin des véganes voulant se procurer des chaussures de qualité, mais nous voulons aussi contenter les consommateurs pour lesquels le bien-être animal n’est pas le premier critère de choix. En se rendant compte que les modèles que nous proposons sont aussi qualitatifs que ceux en cuir ou en daim qu’ils ont l’habitude d’acheter, peut-être s’orienteront-ils davantage vers des achats véganes à l’avenir.

Vous l’avez compris : pour nous, la clé est de rester positif•ve et tolérant•e avec les autres dans sa démarche végane. En vous voyant épanoui•e et convaincu•e de vos choix, peut-être suivront-ils le même chemin que vous !