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Chouette hulotte miniature

Faune Alfort, au cœur d'un centre de sauvegarde de la faune sauvage

| Aude Tanguy

Plongez dans les coulisses de l'association Faune Alfort, centre de sauvegarde de la faune sauvage, à travers le reportage photos de Léa Cirotteau (Paroledelea) et Jonathan Feraud, photographes. Article rédigé par Léa Cirotteau et Jonathan Feraud, bénévoles photographes.

2 centres de soins pour venir au secours de la faune sauvage en détresse

Accueil de Faune Alfort où les animaux sont déposés et où les découvreurs(ses) remplissent un formulaire pour le suivi des animaux.

Soigner, former, informer sont les trois missions principales de Faune Alfort, fondé par Jean-François Courreau en 1993, aujourd'hui toujours président et vétérinaire émérite. Après avoir recueilli et soigné les animaux blessés, malades ou orphelins appartenant à la faune sauvage européenne dans son centre médicalisé, l'équipe transfère les pensionnaires dans son deuxième centre, où des volières (pour les oiseaux) et enclos (pour les mammifères) de réhabilitation les attendent, avant d'être relâchés pour une seconde chance.

Biberonnage d'un jeune lérot

Jeune renard en couveuse venant d'arriver au centre de soins dans un état très critique.

La réhabilitation permet aux animaux de se remuscler, de réapprendre à trouver leur nourriture seul et de retrouver un environnement extérieur. La proximité avec l'humain est minime pour éviter toute imprégnation qui serait d'un grand danger pour eux, une fois de retour à la vie sauvage.

Jeune Faucon crécerelle relâché après un séjour au centre de soins puis au centre de réhabilitation

Derniers soins sur un renardeau avant le relâcher ! 45 jeunes renards ont été accueillis au printemps/été 2021. (600K à 1million de renards sont massacrés chaque année en France)

En parallèle, Faune Alfort sensibilise sur la fragilité de la faune sauvage et forme des étudiants et bénévoles avec son partenaire L'école Vétérinaire de Maisons-Alfort.

Les centres de soins de Faune Alfort : le CHUV-FS (Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire Faune Sauvage) en partenariat avec l'Ecole Vétérinaire d'Alfort et le CSERFS (Centre de Soins, d'Élevage et de Réhabilitation de la Faune Sauvage) avec le soutien du département du Val-de-Marne.

Un nombre alarmant qui montre toutefois une prise de conscience de la souffrance animale.

7021. C'est le nombre d'animaux qui ont été déposés à l'accueil de l'association en 2021. Un travail titanesque quotidien où une équipe réduite doit s'occuper à un rythme effréné de tous ces animaux dont la souffrance est principalement dû à l'impact de l'Homme sur leur quotidien : collisions routières/vitres/bateaux, prédations d'animaux de compagnie, nourrissage avec des aliments non adaptés (pain, boules de graisse...), chasse, forte violence physique de la main de l'humain, impact de la pêche (hameçon coincé dans le bec...), tondeuses (qui scalpent/tuent les hérissons...) etc. Les exemples sont nombreux et d'une extrême tristesse.

Chevrette mordue à la tête par un chien sans laisse, décédée à la suite de ses blessures. Sous la pommade, l'os.

Dans la main de sa soigneuse, un cygne paralysé, atteint de botulisme : maladie qui survient par le nourrissage des oiseaux d'eau, notamment par le pain et autre aliments non adaptés. Le cygne est décédé, ses voix respiratoires et son corps étant paralysés.

Un nombre impressionnant, en hausse chaque année, qui paradoxalement montre l'impact très négatif de notre société sur le sauvage et d'un autre, une prise de conscience qui amène le grand public à porter secours à la faune sauvage. [divider]

Vivre Faune Alfort : un reportage photos pour sensibiliser et éveiller les consciences

C'est à l'été 2021 que débute pour nous, Léa Cirotteau et Jonathan Feraud, une aventure plus que passionnante : mettre en lumière l'association Faune Alfort, afin de sensibiliser à la cause animale et à la souffrance qu'endure les animaux à cause de l'impact de l'Homme sur leur environnement.

Vivre Faune Alfort est également né de l'ambition de valoriser, grâce à la photographie, le dévouement incroyable de la direction, des équipes soignantes, des bénévoles, éco-responsables, services civiques et étudiant(e)s auprès des animaux en détresse.

Pigeon biset ayant une broche suite à une collision ou prédation avec un animal domestique

Merle noir prédaté par un chat (des blessures mortelles si elles ne sont pas soignées à temps)

Pour aller plus loin dans cette démarche de sensibilisation et d'éveil des consciences, nous avons créé un compte Instagram et une page Facebook dédiés au reportage photos @vivrefaunealfort. Chaque individu, sans spécisme, est recueilli par l'association. Leurs histoires sont racontées sous chaque photo, où des conseils sont également transmis ; et suscitent beaucoup d'émotions auprès du grand public qui ne cesse d'apporter un précieux soutien sur ces plateformes.

Mieux comprendre pour mieux protéger. Aller à la source du problème pour désengorger les centres de soins et donc réduire la souffrance animale grâce à une meilleure co-habitation.

Nous espérons que les consciences commenceront à s'éveiller, que les actions continueront à se développer, que les projets sur le bien-être animal se concrétiseront. Nous avons tous un rôle à jouer, des réflexions à entamer et à approfondir.

Chouette effraie juvénile trouvée avec une autre de la couvée. Elles ont été relâchées une fois adultes et pouvant voler et chasser

Marcassin trouvé seul en période de chasse. Il a été relâché avec deux autres marcassins dans une zone protégée. 

Vivre Faune Alfort : bientôt un livre photos en pré-commande !

De l'accueil au relâcher, le reportage d'une durée de 1 an environ, concilie photos et mots. Le quotidien des deux centres de soins de Faune Alfort sera immortalisé via la publication d'un livre où certaines histoires viendront ponctuer les pages pour une meilleure prise en compte de la question animale au sein de nos vies où le sauvage n'est plus que décor. 

 Hérisson recousu suite à une morsure de chien. Il est actuellement en hibernation au centre de soins.

Ecureuil roux femelle juvénile dans les mains de son soigneur, après le biberonnage.

Prochainement édité aux Editions Melrakki (qui signifie Renard Polaire en Islandais), tenues par Carine Sandon, Agent de photographes, et Adrien Favre, photographe animalier engagé ; notre livre sera dans les mois prochains en pré-commande et ciblera le grand public. Une partie des bénéfices sera bien entendu reversée à l'association Faune Alfort.

Cette forte volonté de donner de la visibilité à Faune Alfort et à tous ces centres de soins dont le dévouement n'est plus à prouver fait partie de cette réflexion où les animaux non-humains font partie de ce tissu vivant où chacun a une utilité, notamment parfois en symbiose avec les végétaux. Le spécisme détruit des milliards de vies innocentes. Pourtant, chaque être à sa place sur notre Terre.

Adhérer à Faune Alfort / Dons / Devenir bénévole

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Nous remercions sincèrement Minuit Sur Terre de nous donner la parole à travers cet article et pour leur engagement envers cette cause commune qui nous tient à coeur et donne un sens à nos vies. Un grand merci à Céline Grisot, directrice de Faune Alfort et à Jean-François Courreau, président de l'association, pour leur confiance et leur bienveillance. 

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Parole de Léa Photographie

Feraud Photographie

Gavage d'un Goéland

Soins sur une Blairelle (femelle du Blaireau) très âgée (un constat rare dans une société où cette espèce est grandement massacrée).